succo d’arancia - Giulio

(la version en français de suite)

Cari tutti,

                 scrivo stamani dopo una notte ricca di sogni ed un risvegio di crudeli riflessioni.

Qualche giorno fa ho parcheggiato l’auto ed ho visto tre giovani militari col fucile in spalla fermarsi e chinare la testa verso un mucchietto di stracci. Stavano parlando con una bambina seduta per terra, fissa a guardare il vuoto. Ero in ritardo ma avevo dimenticato la patente in macchina, per cui ho distolto lo sguardo per tornare sui miei passi a prenderla. Scene del genere le ho viste spesso e ovunque nel mondo, mi son detto… l’avrebbero fatta alzare e scaccaita da quel posto.

Fino a quel momento quella bambina era una delle centinaia di digraziati che s’incontrano per la strada, fino a quell’istante era stata invisibile ai miei occhi.

Esco nuovamente dall’auto e i tre militari e la bambina sono sempre lì; lei li guarda e non dice niente… Scene del genere le ho viste spesso e ovunque nel mondo, mi sono ripetuto… Chiudo di fretta l’auto e mi allontano. Mi volto pochi istanti dopo ed i militari che avevano continuato la ronda abituale, si erano fermati. Uno di loro si dirigeva verso la bambina con una banconota stretta fra le labbra mentre si aggiustava, con entrambe le mani, il fucile che stava per cadergli.

Mi era capitato d’intravedere quella bambina per la strada prima di allora, credo, ma ogni volta avevo una scusa per tirare avanti… La fretta, l’assenza di negozi per comprarle qualcosa da mangiare… ieri entrando in un parcheggio con l’auto vedo un mucchietto di stracci seduti per strada, la testa china ad osservare un punto misterioso nel vuoto, era la “mia” bambina degli stracci. Parcheggio ed entro in un negozio per bere un succo di arancia e riposare, esito prima di uscire, penso di acquistare qualcosa da mangiare per lei. Ora non è più invisibile ai miei occhi …

 Il tempo è stato breve, uscito, lei non c’era più. L’ho cercata ma non c’era più.

Sono rimasto come un idiota in piedi con in mano un sacchetto pieno di cibo, non saprei dire per quanto tempo.

La bambina degli stracci mi ha insegnato una cosa e vorrei condividerla con voi.

Se amate qualcuno, se credete in qualcosa, non pensiate che il tempo sia dalla vostra parte, per ogni volta che rimandate, l’allontanerete un po’ da voi, per ogni esitazione contribuirete ad ucciderlo. Quando ve ne renderete conto e vi volterete indietro non sarà più là e allora vi accorgerete di ciò che avete irrimediabilmente perso.

Potrete poi dire a voi stessi che la colpa non è vostra, ma in fondo al cuore saprete che il “fare” ed il “non fare” hanno diversi passati e futuri.

 

 Chers tous,

                       J’écris ce matin après une nuit riche de rêves et un réveil avec cruelles réflexions.

Il y a quelques jours, j’ai garé la voiture et j’ai vu trois jeunes militaires avec leurs fusils en épaule, s’arrêter devant un cumul de chiffons et s’approcher à lui. Ils parlaient avec une petite fille assise par terre, fixé en regardant le vide. J’étais en retard mais j’avais oublié mon permis de conduire dans la voiture pour cette raison j’ai arrenté de regarder la scène pour chercher mon document. Scènes du genre je les ai vues souvent et partout dans le monde, je me suis dit… ils l’auraient fait éloigner la fille de sa place.

Jusqu’à cet instant elle avait était l’une des centaines de malheureux qui se rencontrent pour la route chaque jour ; jusqu’à cet instant elle avait été invisible à mes yeux.

Je sors de nouveau de la voiture et les trois militaires et l’enfante étaient toujours là ; la petite fille les regardait sans rien dire… Scènes du genre je les ai vues souvent et partout dans le monde, je me suis répété… Je ferme en vitesse la voiture et je m’éloigne. Je me tourne peu après et les militaires, qui avaient continué, leurs tour de surveillance, s’étaient de nouveau arrêtés. L’un d’eux se dirigeait vers elle avec un billet de  20 Rupies serré entre les lèvres, pendant qu’il était en train de s’arrangeait son fusil sur l’épaule, en train de lui tomber.

Je crois d’avoir déjà vu cette enfante par la route, avant, mais chaque il fois j’avais une excuse pour ne m’arrêter pas… J’étais pressé, il n’y avait pas des lieux pour lui acheter quelque chose à manger…

Hier en entrant dans un parking avec la voiture je vois un cumule de chiffons assis par terre à une coté de la rue, la tête pliée à observer un point mystérieux dans le vide. S’agissait de “ma” petite fille clocharde.

Je gare la voiture et je rentre dans un café pour boire un jus d’orange et me reposer, j’hésite avant de sortir, en pensant finalement d’acheter quelque chose à manger pour elle. Elle n’était plus invisible à mes yeux elle n’était pas l’un des nombreux pauvres de la rue…

Le temps que j’ai passé dans le café a été bref, pourtant à ma sortie elle n’était plus là.

Je l’ai cherché mais elle n’était plus là !

Je suis resté comme un idiot, debout sur le trottoir, avec un sachet plein de nourriture dans les mains… je ne sais plus pour combien de temps.

La petite clocharde m’a enseigné une chose et voudrais la partager avec vous.

Si vous aimez quelqu’un, si vous croyez en quelque chose, ne pensiez pas que le temps soit toujours avec vous, chaque fois que vous renvoyez une décision, vous l’éloignerez votre bien un peu de vous, pour chaque hésitation vous contribuerez à le tuer peux à peux. Lorsque vous vous en rendrez compte et vous vous tournerez en arrière, il ne sera plus là et alors vous vous apercevrez de ce que vous avez perdu, sans remède.

Vous pourrez en suite vous dire que la coulpe ce n’est pas la vôtre, mais dans le profond de votre cœur vous saurez que  « faire et ne pas faire » ont différents passés et futurs.

Giulio Cialdi

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